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Les Apaches en Corse

Posted in cinema, Corse, corsica, Les Apaches, Politica, résidences secondaires, Senza Categoria, Thierry De Peretii, vita on agosto 30, 2013 by paceesalute

Film de Thierry De Peretti

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  • Durée : 1h22min
  • Pays de production : France
  • Année de production : 2012
  • Titre original : Les Apaches
  • Distributeur : Pyramide Films

Sujet:
Des scènes de lutte de classe en Corse. Cinq adolescents de Portivechju passent la nuit dans une résidence secondaire de luxe inoccupée où ils volent des objets sans valeur et deux fusils de collection…

Ce premier long-métrage de Thierry de Peretti commence comme une sorte de version corse de l’épisode de Marco et Ciro dans le Film Gomorra de Matteo Garrone: le jeux de quelques jeunes désoeuvrés qui se transforme en un cauchemar, des armes à feu utilisées comme si elles étaient des jouets – mais la guerre entre des clans mafieux qui se déclenche dans Gomorra, se décline dans Les Apaches dans une lutte de classe, faite de coups bas, d’humiliations, de problèmes de n’importe quelle dimension à résoudre sans faire appel à la Police.

Finalement un cinéaste nous raconte une histoire de la Corse qui s’éloigne des clichés, du folklore et des règlements de comptes entre mafieux! Il nous montre la ville de Portivechju et l’abysse qui s’est crée entre le monde des gens aisés de nos résidences secondaires bien connues qui viennent passer leurs vacances dans leurs villas et des jeunes “indigènes” , des “Apaches” qui doivent faire de l’acrobatie psychologique quand ils sortent de leur “réserve d’indiens” pour se plonger dans l’abysse qui mène à l’autre monde. Cet autre monde a quasiment dévoré tout le territoire et la ville inclus à la quelle ces jeunes ne se sentent pas appartenir. On les sent nager dans le vide, presque sans repères – une génération qui ne s’est même pas perdue, puisqu’elle ne s’est jamais trouvée. Leurs espaces vitaux sont précaires (un mobil-home, un garage de grande surface nocturne vide, un vieux 4×4, un coin perdu de la banlieue ou ce peu de nature sauvage qui n’intéresse personne d’autre) comme leurs relations affectives (l’amour avec une employée saisonnière, des aventures sexuelles hâtives, des rapports familiaux bloqués) et leur “gagne-pain” (des boulots à tout faire sur des chantiers, le chômage).

Dans aucun instant on a l’espoir que les jeunes protagonistes arrivent à une conscience de leur condition et ainsi il n’est pas étonnant qu’ils désignent une victime sacrificielle dans leur propres rangs…

Certains spectateurs ont crus que l’auteur déresponsabilisait les jeunes de leurs actes. C’est faux. Le regard de l’auteur sera moral, mais il n’est certainement pas moraliste. Pour cause: Les jeunes sont éblouies par le strass du beau monde qui envahit leur territoire l’été, mais aussi leur espace intellectuelle par tout moyen de communication du consumérisme. En un sens, les jeunes restent coupables, car rien ne les empêcherait de résister à ce monde, si ce n’est l’ignorance. C’est le premier message : “Comme c’est moche tout ça” dit un des protagonistes traversant une PoVo-Ibiza grouillante de touristes. Le thème de la xénophobie est présent comme une lutte entre pauvres. On y voit les Corses qui détestent les Français et les Arabes qui – eux même – détestent les Portugais et les Gitans etc. Le tout chapeauté par les riches qui méprisent les travailleurs. L’auteur nous montre les Apaches comme des classes inférieures qui composent la nouvelle population corse, les nouvelles générations de Corses et de Maghrébins(-Corses). Le message le plus important est la conclusion, tournée de façon assez artistique, sans un mot: Un jeune Corse entre dans la villa en question pour restituer les maudits fusils volés, où se déroule une fête dans le pur style V.I.P. au bord de la piscine. “L’indigène” corse observe un instant, rêveur et envieux puis disparait dans les fourrés, comprenant que ce n’est pas son monde. A ce moment, il est aperçu. C’est l’alerte silencieuse, couverte par le bruit de la musique. On l’observe – les acteurs observent le public – comme ce qu’il est pour eux: un intrus, un indien, une curiosité, pour ne pas dire un cafard. Les derniers gestes tiennent de l’obscénité la plus réaliste. En étant dramatique, ce film est aussi éminemment politique. Finalement, après vision, on sort de la salle avec une forte pulsion de squatter les 71.032 résidences secondaires de Corse qui représentent un tiers du parc immobilier de l’ile – juste pour commencer à changer un peu les choses…

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Scalate e canyoning in Corsica

Posted in vita with tags , , , , , , , , , , , , , , on settembre 26, 2008 by paceesalute

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Santa Pazienza, Andre’…

Posted in vita with tags on aprile 9, 2008 by paceesalute

Andrea Pazienza

Ho sentito che non volete imparare niente

Posted in vita with tags , , , , , , on aprile 2, 2008 by paceesalute

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Bertold Brecht

Ho sentito che non volete imparare niente.
Deduco: siete milionari.
Il vostro futuro è assicurato – esso è
Davanti a voi in piena luce. I vostri genitori
Hanno fatto sì che i vostri piedi
Non urtino nessuna pietra. Allora non devi
Imparare niente. Così come sei
Puoi rimanere.

E se, nonostante ciò, ci sono delle difficoltà, dato che i tempi,
Come ho sentito, sono insicuri
Hai i tuoi capi che ti dicono esattamente
Ciò che devi fare affinché stiate bene.
Essi hanno letto i libri di quelli
Che sanno le verità
Che hanno validità in tutti i tempi
E le ricette che aiutano sempre.

Dato che ci sono così tanti che pensano per te
Non devi muovere un dito.
Però, se non fosse così
Allora dovresti studiare.

Psichiatria nel carcere – Il caso di Secondigliano

Posted in vita with tags , , , , , , , , on marzo 25, 2008 by paceesalute

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Nel carcere di Secondigliano condizioni disumane per i sofferenti psichici

Il reparto di Osservazione psichiatrica dovrebbe trattenere per non oltre 30 giorni i detenuti a rischio, ma di fatto è stata creata ”una sezione di un Opg in una struttura penitenziaria ordinaria”. La denuncia di Francesco Caruso

Carcere disumano per i sofferenti psichici a Secondigliano: la denuncia parte dal neodeputato di Rifondazione Francesco Caruso, già leader dei no global napoletani e da sempre in prima linea per i diritti dei detenuti. “Ho fatto visita a una ventina di carceri nel primo mese di attività parlamentare – spiega Caruso – e si può dire che finora sia stato più in carcere che in Parlamento. Sono abituato alle condizioni dei detenuti ma lo spettacolo di Secondigliano è raccapricciante: celle lisce, prive di mobili e solo con un materasso senza lenzuola, finestre senza vetri, quando piove piove dentro, bagni in condizioni indecenti”. Caruso si riferisce ai detenuti della Terza sezione dell’infermeria e a quelli del reparto di Osservazione psichiatrica, in cui si è concentrata la sua ultima visita a Secondigliano, il 13 maggio scorso. “Non ci sono tavoli, sedie, i detenuti sono costretti a mangiare in piedi o a terra, i bagni non hanno carta igienica né porte e nelle celle in cui vi sono due detenuti ognuno deve effettuare i suoi bisogni fisiologici alla vista dell”altro”. Diciotto i detenuti nel reparto di Osservazione psichiatrica che, nato circa tre anni fa da un progetto sperimentale, dovrebbe trattenere, per non oltre 30 giorni, persone per le quali è necessario approfondire il quadro medico e per decidere se il proseguimento della loro detenzione debba avvenire in un istituto di pena o in un Ospedale Psichiatrico Giudiziario.

“Questa struttura di fatto ha determinato lo spostamento di una sezione di un Opg in una struttura penitenziaria ordinaria”, afferma Caruso. “Ma i detenuti con problemi psichici devono andare in strutture che abbiano personale competente e garantiscano loro livelli dignitosi di assistenza”. Nessun medico psichiatra era presente al momento della visita del parlamentare, anche se – si legge nell’interrogazione da lui presentata al Ministro della Giustizia – gli agenti hanno dichiarato che vi è un presidio medico 24 ore su 24. “Gli agenti non hanno alcuna preparazione specifica, e in ogni caso nessuna esigenza medica o di sicurezza giustifica la presenza di detenuti in celle prive di vetri alle finestre o privi di carta igienica. Ora intendo verificare la presenza in altri istituti di questi reparti. Il mio timore è che ci sia l’idea di trasferire gli Osservatori dalle cliniche specializzate e dagli Opg agli scantinati dei grandi istituti di pena, dove difficilmente sono controllabili”.

Eppure – osserviamo – Secondigliano per alcuni aspetti è considerato un carcere modello, soprattutto per l’Area Verde (quella per i detenuti tossicodipendenti), per i progetti di accoglienza delle famiglie e dei bambini in carcere, per quelli di reinserimento… “Sì, tant’è vero che da Poggioreale i detenuti vogliono passare a Secondigliano. Ma quella del reparto di Osservazione psichiatrica è un’altra storia. Sembra un vero e proprio lager, un luogo anche con una funzione punitiva, dove c’è gente che ci finisce solo per un semplice diverbio, per il quale è etichettato come ‘pazzo’. Io non ne ho visti di pazzi, mi sembravano tutte persone normali, persone che non hanno avuto più di un colloquio con lo psichiatra e sono state mandate lì, restandoci anche oltre i trenta giorni previsti”. Nel reparto Osservazione psichiatrica, denuncia Caruso, c’è anche una cella fatiscente con su scritto “Sala di Coercizione Fisica” e al suo interno un letto di contenzione. “Ci si trova di fronte a palesi violazioni dei principi costituzionali che garantiscono che la detenzione non deve essere contraria al senso di umanità. Nessuna delle norme del nuovo regolamento penitenziario appaiono applicate in questi reparti, che sono contrari alla dignità delle persone. Forse c’è dietro una vera e propria strategia: si cerca di disincentivare le richieste per la seminfermità mentale creando dei gironi infernali, scoraggiando le istanze di misure alternative. Il carcere è tragico di per sé, tutti i reparti sono sovraffollati ma non c’è nulla al confronto”.

La malattia di Nietzsche

Posted in vita with tags , , , , , , on marzo 12, 2008 by paceesalute

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LA FILOSOFIA COME MALATTIA

LA FILOSOFIA SENZA LA FILOSOFIA

di Alfredo Fallica

Presidente della Associazione Internazionale
di Studi e Ricerche F. Nietzsche – Palermo

la malattia è degna di venerazione perché
serve ad affinare l’uomo e renderlo intelligente
ed eccezionale (Thomas Mann)

Commemorare oggi Nietzsche, a cento anni dalla morte, dopo tutto quello che è stato scritto su di Lui in un secolo, non è facile, non perché Nietzsche sia difficile ma perché noi non riusciamo ad essere semplici e sinceri con noi stessi.
Si fraintendono i suoi pensieri quando vengono presi alla lettera, oppure se ne scelgono alcuni trascurando gli altri che dicono l’opposto.
Il suo, come ha osservato Karl Jaspers, è un linguaggio immediato, non impoverito dalla mediazione del pensiero (1).
Anche per questo, forse, Nietzsche non si può e non si deve spiegare, né imparare né, tanto meno, criticare, ma semplicemente ascoltare: “sempre che si abbiano orecchie per intendere”. Si può essere autentici nietzschiani o prima di leggere Nietzsche o dopo averlo dimenticato.
Come scrisse lo studioso palermitano Andrea Lo Forte Randi nel 1905: “… I libri di Nietzsche non sono che sogni. Leggere questi suoi libri è come peregrinare per l’infinito; essi sfuggono ad ogni esame e ad ogni critica perché non entrano in nessuna delle solite classificazioni. Sono libri sui generis, senza compagni, anche essi solitari come il loro autore e come tutte le cose di immensurabile prezzo” (2).
Nietzsche attacca le proprie convinzioni prima ancora di attaccare le convinzioni degli altri, smascherandone la falsità. Si contraddice per restare fedele agli stati d’animo alla Terra ed alla vita. La Vita è per lui il più grande capolavoro d’arte, ed egli è un filosofo “artista della vita”: è una metafora della vita.
Nega per affermare. Distrugge per creare. Parla per non parlare. Quando egli dice che “la vita non è un argomento” e che “non può essere giudicata da nessuno”, parla di se stesso. Per lui non vi è nulla di definitivo e di determinato.
Le sue idee nascono dagli “stati d’animo che si susseguono e si superano in un circolo eterno” e che solo lui può analizzare.
Nietzsche è il “campo di battaglia”, è l’enigma, è la tragedia. Enigma e tragedia, siamo tutti noi! Nietzsche sa di essere un enigma, attratto com’è dal fascino della X, mentre la maggior parte dei filosofi e dei non filosofi crede che tutto sia chiaro e spiegabile. La sua è una superfilosofia. E’ la filosofia che supera se stessa, che si nega per affermarsi nella sua autenticità. E’ Nietzsche contro se stesso. Nietzsche senza Nietzsche.
E’ la filosofia senza la filosofia. E’ l’autentico imparentato con l’inautentico. E’ la vita stessa.
E tuttavia anche se Nietzsche non si spiega, noi siamo qui riuniti a parlare di lui, per interpretarlo. Non è una obiezione, una contraddizione … è il rovesciamento della prospettiva da Nietzsche stesso voluto. Noi parliamo di Nietzsche, ma guardiamo altrove (3) Nietzsche avrebbe preferito non scrivere la propria vita, ma viverla.
Scrivere gli diventò necessario per sopportarla. Scrivere divenne una forma di autoterapia come rivela nella lettera a Rodhe: “Caro vecchio amico, mi pare che per quanto riguardi la vita tu te ne intenda meglio di me. Infatti, hai saputo inserirti in essa, mentre io la vedo sempre più da lontano: forse per questo la scorgo sempre più evidente, sempre più terribile, sempre più vasta ed affascinante. Ma guai a me se un giorno non potessi più reggere così straniato da tutti”. (1886) (4). In queste parole si sente il profondo dramma della solitudine ed il presentimento di quello che gli accadrà due anni dopo.
Aveva ben detto Jung che ” Nietzsche visse il no e disse di si alla vita”. I filosofi sono tutti “falsari inconsci”, va ripetendo Nietzsche; essi non sanno che la filosofia riguarda soprattutto se stessi, è il “fraintendimento del proprio corpo”. Tutte le filosofie sono un prodotto della malattia” (5). Per Nietzsche tutti i sistemi filosofici sono “falsi e disonesti” quindi sono “filosofie colpevoli”, perché si fondano sulla morale ed in particolare sulla morale cristiana. Sono filosofie pretesche: preteschi sono anche quei filosofi che pur criticando la morale cristiana, non si accorgono di essere rimasti legali ad essa ed inseguono l’ideale ascetico.
Si salva solo Eraclito che Nietzsche considera suo unico precursore. Alla filosofia colpevole e pretesca, Nietzsche contrappone la filosofia extramorale, “innocente”, senza colpa, simboleggiata dal fanciullo, la filosofia che non è al servizio della conoscenza. Ritornare ad essere eternamente fanciullo è il vero significato del divenire ciò che si è. “Dal punto di vista morale tutta la filosofia è menzogna, mentre dal punto di vista extramorale, la menzogna diventa la capacità dell’uomo di creare i valori antitetici a quelli tradizionali: la veridicità”, così si esprimeva lo studioso Luigi Rustichelli (6).
La conoscenza deve essere al servizio della vita e non il contrario: egli esalta, in un certo senso, la figura dell’ignorante … Egli stesso ignorava molti classici della storia della filosofia, di cui aveva una conoscenza di seconda e di terza mano. Gli bastava intuire quel che volevano o non volevano dire: riteneva i filosofi insinceri, si rifiutava di leggerli perché pensava non ne valesse la pena: li trovava freddi e senza pathos e, da creativo, non riusciva a seguirne i ragionamenti. A volte si vergognava di ignorare tante cose, ma poi si vergognava della vergogna.
E’ attraverso la nuova filosofia del sospetto e del tentativo, che consiste nello sperimentare, ovvero distruggere per creare, che egli attacca tutte quelle filosofie colpevoli di avere impoverito l’uomo e la vita. Perché l’atto creativo non venga inibito, Nietzsche raccomanda di leggere il meno possibile (7).
Egli è tutta passionalità: scrivere è come dipingere col sangue “…Io parlo soltanto di cose vissute e non presento soltanto processi del cervello” (Aforisma 84). “…Tutte le mie opere sono scritte con la mia anima e con il mio corpo. Io ignoro quelli che sono i problemi intellettuali …” (frammento dell’88).
Come Emerson non analizza ma vede, non dimostra ma intuisce. Sente e vede l’eternità. La sua filosofia riflette una moltitudine di stati d’animo che oscillano tra l’umore gaio e l’umore nero, sottoposti a continue analisi introspettive.
Il senso tragico dell’esistenza, il prospettivismo, la dialettica tra Apollineo e Dionisiaco, tra malattia e salute, l’eterno ritorno, la volontà di potenza, il superuomo sono un prodotto dei suoi stati d’animo, come lascia intendere egli stesso.
Lo psichiatra Borgna, nel suo recente libro sulla melanconia, fa derivare dalla melanconia, il dionisiaco e dice: “la saggezza tragica si conquista con la malattia” e ancora citando Romano Guardini “la persona melanconica ha certo la più profonda relazione con la pienezza dell’esistenza (8).
Il grande dolore ci fa profondi e ci insegna l’arte del grande sospetto” (9). E’ la filosofia come malattia, o meglio è Nietzsche come malattia e la malattia come filosofia.
I continui cambiamenti d’umore lo costringevano, durante le sue passeggiate, al bar o a casa, ad annotare continuamente in foglietti di carta le idee che gli si accavallavano nella mente, i cosiddetti pensieri rapidi: in psichiatria questo fenomeno viene chiamato “fuga delle idee”; ciò può spiegare il suo ricorso all’aforisma. Scrive Eugene Breuler “il pensiero del maniaco-depressivo si impronta alla fuga delle idee… Le idee affluiscono con grande facilità indipendentemente dalla volontà del malato” (10).
“La malattia maniaco-depressiva, -scrive ancora Giovanni Cassano- nella maggioranza dei casi rappresenta il motore di una attività febbrile e creativa, la fonte di esperienze luminose, un tribunale per giudizi severi ed inflessibili su di sé e sul mondo” (11).
Non si può parlare di Nietzsche senza parlare della sua malattia e della concezione filosofica che egli aveva della stessa. Per Jaspers: “la malattia di Nietzsche non ha solo interrotto in modo rovinoso la sua vita, ma nella sua lenta evoluzione, gli è talmente connaturata, che senza la malattia non potremmo immaginarci né la sua vita né la sua opera”. (Jaspers. op. cit., pag.118).
E’ la malattia che gli apre – come dice Nietzsche stesso – la via a molti ed opposti modi di pensare. “La salute dello spirito si misura da quanto esso è in grado di sopportare e superare e cioè risanare. La malattia è un sintomo della grande salute”.
Secondo Jaspers a partire dal 1880 Nietzsche vive “una profonda trasformazione mai conosciuta prima nel corso della sua vita: nuove atmosfere, tonalità diverse, nuove disposizioni d’animo, lo pervadono in modo così ampio ed intenso” che egli chiama fattore biologico e talvolta patologico. Come mai Jaspers non si accorge che questi possono essere i sintomi della malattia maniaco-depressiva, preesistenti al 1880 e che dopo il 1880 si sono evoluti. Parlando della malattia di Nietzsche, Jaspers scrive “in assenza di una diagnosi precisa, si deve parlare di un fattore biologico che in futuro potrà essere chiarito, grazie ai progressi della psichiatria”. (Jaspers, op. cit., pag. 101).
E allora Jaspers o ignorava il trattato di Kraepelin pare difficile (12), e di conseguenza il fenomeno della malattia maniaco-depressiva, o era prevenuto riguardo alla possibilità di fare una diagnosi diversa dalla paralisi progressiva (da lui ritenuta quasi certa).
Pur avendo ammesso l’esistenza di un fattore biologico, Jaspers temeva probabilmente di mettere in discussione il valore delle opere di Nietzsche, che invece resta inalterato anzi viene accresciuto dal momento cbe è caratteristica di questa malattia stimolare la creatività del genio.
Nel 1883 esce il libro di Kraepelin “La follia maniaco-depressiva”. Nel 1899 appare la sesta edizione ed il termine maniaco-depressivo viene usato per la prima volta. “Esso comprendeva le psicosi particolari e le manie semplici. Kraepelin non escludeva dalla malattia i fattori biologici, i fattori psicologici e sociali; infatti fu tra i primi a sottolineare che cause psicologiche possono fare precipitare i singoli episodi”. Questo potrebbe essere stato il caso di Nietzsche).
Scrive Nietzsche a Peter Gast (1880): “gli ultimi tempi ero sempre in uno stato d’animo molto elevato. Sono andato molto al di là di me stesso”.
Stati elevati dell’esperienza creativa dell’essere e la terribile melanconia delle settimane e dei mesi di depressione si alternavano.
A Fuchs nel 1887: “La veemenza delle mie vibrazioni ulteriori è stata spaventosa nel corso degli ultimi anni”.
Negli anni 1882-1883 Nietzsche vive oltre a giorni di ispirazione creativa esperienze dell’essere di una terribile abissalità: “Mi fermo. Improvvisamente sono stanco. In avanti … Tutt’intorno è l’abisso … Dietro di me la montagna ,… Mi aggrappo tremante ad un sostegno … Qui, gli arbusti mi si spezzano tra le mani. Rabbrividisco, chiudo gli occhi. Dove sono? Guardo dentro a una notte di porpora, essa mi attrae e mi fa cenno. Che cosa mi succede? Che cosa è accaduto da farti improvvisamente mancare la voce e sentire come sopraffatto da un peso di sentimenti ebbri ed opachi? Di che soffro ora? Sì, soffrire è la parola giusta! Qual tarlo mi rode il cuore?”
Scrive a Overbeck nell’83: “la mia sensibilità ha esplosioni così violente che un solo attimo è sufficiente a farmi ammalare completamente a causa di un semplice cambiamento …” Nel 1886, subito dopo la pubblicazione di “Al di là del Bene e del Male”, scrive da Venezia ad una sua amica, alla quale aveva spedito una copia dell’opera: “Sarei anch’io al di là del bene e del male, ma non dalla nausea, dalla noia, dalla melanconia”. Nietzsche era un melanconico, ne aveva tutti i caratteri (13). Sulla melanconia si raccomanda l’interessantissimo libro di .Borgna già per Aristotele tutti i filosofi di genio sono melanconici: Empedocle, Socrate e Platone erano melanconici. Nell’86 alla sorella: “Mi faccio coraggio quanto posso, ma una melanconia senza pari si impossessa ogni giorno di me, specialmente la sera … A che serve? … La vita è un esperimento, ma si ha un bel dire e un bel fare, lo si paga sempre a troppo caro prezzo” (”Epistolario” a cura di Barbara Allason, pag. 238, lettera alla sorella Feb. 1886).
Gli psichiatri tedeschi e italiani che visitarono Nietzsche, si sono arrampicati sugli specchi per giustificare tali diagnosi. Si è fatta confusione probabilmente tra i sintomi della paralisi progressiva e quelli della malattia maniaco-depressiva, che per certi aspetti sono simili. Alla stessa maniera ancor oggi si continua a confondere la schizofrenia con la malattia maniaco-depressiva.
La diagnosi di paralisi progressiva – scrive Anacleto Verrecchia in “La catastrofe di Nietzsche” – è una leggenda … e contro le leggende non ci sono antibiotici(13).
Si sarebbe potuto parlare di depressione secondaria se Nietzsche avesse cominciato a mostrare i sintomi dopo il 1880 come dice Jaspers; solo che Nietzsche sin dall’infanzia ha accusato quei malesseri psichici che sono tipici di quella che oggi si chiama depressione bipolare come dimostrato dalla moderna psichiatria. Jaspers parla della presenza di un fattore biologico e patologico a partire dall’80 e di “malattie” dal 73, ma tralascia di considerare che Nietzsche già durante l’adolescenza e forse ancor prima presentava disturbi dell’umore.
Spesso una sindrome maniaco-depressiva mal diagnosticata è fuorviante, infatti Nietzsche dava segni di melanconia probabilmente clinica ancora prima dei vent’anni, cioè prima del famoso episodio narrato da Paul Deussen della visita di Nietzsche al bordello di Colonia, dove avrebbe contratto la sifilide, tornandovi anche due anni dopo. Inoltre la testimonianza della sorella che Nietzsche durante la giovinezza è stato completamente sano, è stata da Janz confutata con testimonianze inoppugnabili (Janz op. cit., pag.50).
All’età di quattro anni, infatti, egli subisce il trauma della morte del padre, trauma che non riuscirà più a superare. Nietzsche dava nell’occhio ai compagni e rimase estraneo tra di loro fin dall’età di sei anni. “In quest’ambiente Nietzsche era un bambino solitario e tale doveva rimanere. Fin da allora lo circondava l’aura protettrice quanto pericolosa e dolorosa della singolarità, che per tutta la vita lo tenne lontano da qualunque legame sociale. Ciò ovviamente non gli impedì di farsi degli amici” (vedi Kurt Paul Janz, Vita di Nietzsche, vol. 1°, pag.37).
A sette anni scrive di avere perduto l’infanzia. Nietzsche cominciò a scrivere sui suoi stati melanconici all’età di dodici anni e vi ritornò a diciotto. Ciò concorda con quanto si sa della malattia maniaco-depressiva i cui primi sintomi tendono appunto a manifestarsi nell’adolescenza e perfino nell’infanzia.
A dodici anni medita sugli stati d’animo: “la melanconia mi riporta alla casa paterna, lontano;” “i nostri stati d’animo si approfondiscono sempre di più, nessuno assomiglia con precisione ad un altro, bensì ciascuno è infinitamente giovane, è il parto dell’attimo… Vi saluto o stati d’animo, mirabili alternanze di un’anima impetuosa, vari come la natura, ma di essa più grandi, perché vi superate di continuo, guardate sempre in alto, mentre la pianta profuma oggi come profumava nel giorno della Creazione.
Io non amo più come amavo qualche settimana fa; in questo momento non sono più dello stesso umore di quando ho incominciato a scrivere (14). Così descrive il carattere di Nietzsche bambino e adolescente il suo amico Pinder: “il tratto fondamentale del suo carattere era una certa malinconia, che si esprimeva in tutta la sua natura. Fin dalla primissima infanzia amava la solitudine per abbandonarsi ai propri pensieri, evitava in certo modo la compagnia degli uomini e frequentava invece i paesaggi che la natura ha dotato di sublime bellezza. Aveva animo molto fervido e pio, e già da bambino rifletteva su cose delle quali gli altri della sua età non si occupano…” (Janz, op. cit., pag. 46).
Pinder parla di una certa timidezza soprattutto tra persone estranee, tra le quali si sentiva decisamente a disagio… “In realtà l’introversione, – prosegue Pinder – l’ombrosa tendenza all’isolamento del carattere di Nietzsche ragazzo sono l’espressione di un giovane dominato dalla sua singolare vocazione … E’ proprio tale singolarità di simili ragazzi che fa sempre un effetto singolare ai loro compagni; i più normali reagiscono con le canzonature, perché a loro essa fa l’effetto di boria e presunzione, mentre i più fini avvertono l’aura dell’eletto, che però li mette a disagio ovvero la considerano con timida venerazione” (Janz, op. cit., pag.47).
All’età di quindici anni dalla scuola di Pforta: “quando giunsi a Pforta il mio cuore era oscurato dalle nuvole della tristezza e solo il lieto ricordo delle vacanze lasciava filtrare un po’ di luce gioiosa, ma era solo quel sentimento tra lieto e doloroso della melanconia”. (dall’Epistolario, col. 1°, 1976). Era un solitario che amava la solitudine.
Era solito passeggiare per le strade senza meta. A diciotto anni: “Nella mia stanza è un silenzio di morte. Davanti a me un calamaio per annegarvi il mio nero cuore”. Infatti a diciotto anni fu colpito da una crisi probabilmente di natura maniaco-depressiva che ha sconvolto il suo sentimento vitale nl modo più violento e lo fa vacillare tra l’adorazione e la ribellione, tra la più orgogliosa autocoscienza e la più profonda nausea di se stesso. Scrive Janz: “il medesimo giovane che, attingendo alla forza più profonda del suo essere, venga con sicurezza da sonnambulo quei pensieri su Fato e Storia, e nello stesso tempo ossessionato da sogni angosciosi, e soffre non solo per l’angustia della scuola e della routine quotidiana, davanti alle quali, come confida alla sorella, vorrebbe fuggire nella foresta vergine e diventare taglialegna, non sa che fare delle sue giornate e il mondo gli appare guasto: Non so che cosa amare, Non c’è più pace in me, non so che cosa credere, perché vivo? Perché? L’assurdità della vita lo tormenta e gli strappa toni alla Heine” (15). Nietzsche soffriva di instabilità emotiva, di repentini e violenti cambiamenti di umore. A diciannove anni: “Confessiamolo, io scrivo su stati d’animo, in quanto appunto ho uno stato d’animo, ed è una fortuna che sia proprio nello stato d’animo di descrivere stati d’animo. Tali stati d’animo, ospiti della nostra anima, vengono non perché lo vogliamo, e non vengono in quanto sono tali, bensì vengono quegli ospiti che necessariamente devono venire e appunto solo quelli”. In questa descrizione degli stati d’animo è anticipata la concezione dell’amor fati e dell’eterno ritorno e la concezione dell’esistenza.
La personalità maniaco-depressiva – secondo Alexander, 1984, pag. 152 – tende al prevalere delle emozioni sulla ragione. Nietzsche guardava alla vita pensando anche, di tanto in tanto, al suicidio e ciò gli faceva scoprire angoli nuovi e prospettive sconfinate. Egli inoltre avrebbe voluto sperimentare anche la pazzia, tanto che alcuni suoi amici, quando hanno ricevuto i cosiddetti biglietti della follia, avevano pensato al suo solito gioco del mascheramento.
Nietzsche ha sempre sofferto profondamente la solitudine, anche quando diceva di amarla: sempre alla ricerca di qualcuno che sentisse come lui, che provasse gli stessi sentimenti che provava lui. Nella nota lettera dell’85 indirizzata alla sorella fa il rendiconto della sua vita: “… Dalla mia infanzia non ho mai trovato nessuno che avesse in comune con me le angosciose istanze del sentimento e della coscienza … La malattia mi porta, sempre più, al più spaventevole scoraggiamento. Non invano sono stato tanto profondamente ammalato e non invano lo sono in genere tuttora.
Tutto quanto ho scritto finora è pura facciata, per me stesso nulla incomincia se non dai puntini di sospensione. Esistono cose di pericolosissima natura con le quali ho da occuparmi.
Se nel frattempo io do vita a Zaratustra questi non sono per me che dei divertimenti o meglio paraventi dietro i quali possa per un po’ starmene rimpiattato…”. E’ ben strano che Binswager, Mobius e gli altri psichiatri che visitarono Nietzsche non siano riusciti ad individuare quei sintomi (pur evidenti) per formulare la diagnosi di malattia maniaco-depressiva, che tuttavia era stata già scoperta. Probabilmente Binswager e Mobius non hanno avuto modo di conoscere bene la vita e le opere di Nietzsche, mentre Hildebrandt, che aveva letto Nietzsche e scritto un libro su di lui, parla di nevrosi da conflitti psichici. Alla luce di quanto sin qui affermato, risulta ancor più strano che Jaspers, grande filosofo e psichiatra, nel suo famoso libro su Nietzsche del 1936, che è forse il più profondo e chiaro libro che sia stato scritto su Nietzsche, parlando della sua malattia, non abbia preso in considerazione la sindrome maniaco-depressiva nel momento in cui l’altro grande psichiatra tedesco Kraepelin, che insegnava a Heidelberg, in un voluminoso trattato pubblicato nel 1883, faceva conoscere al pubblico i primi risultati di una interessantissima ricerca sulla malattia maniaco-depressiva.
Il libro, come è noto è arrivato alla ottava edizione nel 1928, un anno dopo la morte di Kraepelin, ebbe un grande successo presso gli psichiatri americani, fino a quando non prevalse l’indirizzo psicanalitico. Kraepelin, che è la massima autorità su questa malattia, ha descritto come, in assenza di cure, essa può portare alla pazzia.
Da quanto è emerso mi pare che ci siano elementi sufficienti per potere affermare che non fu la paralisi progressiva a fare impazzire Nietzsche, ma una grave forma di psicosi maniaco-depressiva, causata da fattori biologici, psichici ed ambientali che interagivano fra di loro. – BIOLOGICI (si consideri l’anamnesi familiare dal lato materno: secondo Mobius una sorella della madre si sarebbe suicidata, un’altra sarebbe impazzita e alcuni fratelli avrebbero accusato disturbi psichici; anche il padre ha sofferto di esaurimento nervoso, come risulta dal verbale redatto dal sovrintendente del luogo (Janz, op. cit. pag.32). – PSICHICI (era timido, insicuro, spesso inibito, “intuitivo con tendenza alla introversione come la maggior parte degli ammalati maniaco-depressivi: i suoi scritti per aforismi sono caratteristici di un atteggiamento intellettuale introverso” (16). – AMBIENTALI (la morte del padre, la delusione amorosa, l’incomprensione e la stupidità degli altri).
Nietzsche è arrivato a pensare ciò che non è stato mai pensato da alcuno.
Ha processato, smascherato, condannato l’insincerità dei filosofi e non filosofi verso sé stessi. Sarà sempre un gigante del pensiero … Il più profondo e sincero pensatore di tutti i tempi.

Palermo, maggio 2000

Spalatrice di Nuvole…

Posted in vita with tags , , , , , on marzo 7, 2008 by paceesalute

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E’ di santissimo Venerbì e decido di andare a trovare un caro amico che si trova come paziente/detenuto nel reparto SPDC (psichiatria) dell’ospedale San Giacomo a Roma.
Non mi stupisce che non posso vedere l’amico e l’avevo messo in conto, ma mi si presenta una scena davvero dolorosa, mentre sto ancora “trattando” con la guardia che bada al mio amico.
Una signora anziana in accappatoio rosso, una paziente psichiatrica, si avvicina alla porta, dicendomi: “Per favore, portami via da qui. Voi non sapete quante medicine (psicofarmaci e sedativi) ci danno qui. Medicine e basta, ti prego, non lasciarmi qui…” L’infermiere accorso, spinge la paziente con violenza dentro al reparto e, stringendo i denti, le bisbiglia con rabbia “Sparisci!” Lei ci riprova, lamentandosi, e lui le stritola il braccio per farla sparire dalla mia vista.
La guardia con cui sto parlando, ormai ha smesso di prestarmi attenzione e assiste, come me, turbato alla scena. Che finisce qui. Ma che terrò ancora dentro per chissà quanto tempo. Tristemente arrabbiata. Sbarre, guardie, infermieri rabbiosi e senza dubbio frustrati. Pazienti che hanno tanto bisogno di dolcezza. Che da qualche parte nell’etere deve pure trovarsi. Fra le nuvole. Che da oggi in poi inizierò a spalare…